lundi 16 octobre 2017

OBÉSITÉ

Il ya 10 fois plus d'enfants en surpoids dans le monde qu'il y a 40 ans

Une étude publiée mercredi 11 octobre dans la revue médicale britannique The Lancet et menée conjointement par l’Imperial College de Londres et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avance des chiffres effarants : 124 millions de jeunes entre 5 et 19 ans étaient en surpoids ou obèses en 2016. C’est dix fois plus qu’il y a quarante ans.
En cause : principalement la malbouffe et la sédentarité combinées à l’éducation et à la pauvreté – autrement dit, le lien entre niveau socio-économique et mauvaise alimentation. Mais aussi des "terrains génétiques" (les chercheurs étudient la possible existence d’un "gène de l’obésité").

Un niveau d’obésité "inacceptable" selon les chercheurs

Presque toutes les régions du monde sont concernées par ce problème de surpoids et d’obésité. Et si cette prévalence semble plafonner depuis quelques années dans les pays riches, elle continue à grimper dans les pays à revenus faibles ou moyens.
C’est aux îles Cook en Polynésie que le taux d’obésité est le plus élevé au monde : il s’élève à 30 % chez les 5-19 ans. Puis aux États-Unis où il atteint 20 %, tout comme en Égypte et en Arabie saoudite. En Afrique du Sud et au Mexique, où les taux d’obésité étaient dérisoires il y a quarante ans, la proportion de filles obèses est désormais comprise entre 20 et 25 %.
"Le taux d’enfants et d’adolescents concernés par l’obésité a commencé à diminuer aux États-Unis et en Europe de l’Ouest, ainsi que dans d’autres pays riches, mais il y reste à un niveau inacceptable", soulignent les chercheurs cités par Le Figaro.

Taxer la malbouffe

Les chercheurs dénoncent l’impact de la commercialisation des produits alimentaires et des politiques publiques, notamment des produits sains vendus trop cher et donc inaccessibles aux plus défavorisés.
Ils suggèrent de faciliter l’étiquetage alimentaire afin d’aider les consommateurs à manger plus sain et à écarter les produits les plus nocifs pour la santé (trop gras, trop sucrés, trop salés). Ils proposent également de taxer lourdement la malbouffe et de mieux encadrer le marketing sur ces produits.
À l’échelle de la planète, les enfants et adolescents en insuffisance pondérale restent néanmoins plus nombreux que ceux en surpoids : en 2016, 192 millions d’enfants étaient considérés en sous-poids modéré ou sévère. Principalement en Asie du Sud-Est, notamment en Inde, et en Afrique.
Les chercheurs alertent sur les dégâts causés par une "mauvaise transition alimentaire" déjà observée dans les régions d’Asie de l’Est, d’Amérique latine et des Caraïbes où les enfants et les adolescents sont rapidement passés du sous-poids à l’obésité. "Si cette tendance se confirme, il y aura en 2022 plus d’enfants et d’adolescents obèses qu’en insuffisance pondérale", préviennent-ils.
d'après: www.konbini.com/fr

4 commentaires:

  1. Salut! Je suis Pablo Barrera de 4D et j'ai lu l'article. Je pense qu'elle est inquiétante. La quantité des personnes est enorme!

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  2. Je vais faire plus d'attention à mon poids :P

    Armando Navarro

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  3. Après avoir lu cet article, je dois dire que je ne sui spas d’accord avec plusieurs choses. Ici on accuse directement la malbouffe, mais je n’ai pas vu presque aucun commentaire de l’intention des acheteurs, une chose que moi, je trouve tellement important. Bien sûr que le problème d’obésité pour les enfants et pour quelques ados ce n’est pas un problème d’eux, sinon des parents. Mais la facilité qu’on a aujourd’hui pour trouver de la malbouffe, on l’a pour trouver la santé. Le problème de l’argent n’est pas tellement un problème, parce que, comme on peut voir à la télé, on a trop de programmes qui nous orientent à l’heure d’acheter les aliments, pour les acheter d’une manière saine et économique.
    Pour cela, je pense que la santé aujourd’hui se trouve à la portée de tous. La bonne alimentation et les exercices sportifs vont nous faire trouver la santé et vont diminuer les niveaux d’obésité dans le monde entier.

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  4. Cuadrado Mesones, Iván
    C'est très curieux de voir la liaison entre le développement d'un pays et l'alimentation de la population (et des enfants). Là où la pauvreté est d'une extremité totale, le sous-poid est à l'ordre des choses et dans les pays qui se trouvent dans une période de développement économique le sur-poids est beaucoup plus commune.

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